|
|
Traiter de manière exhaustive du thème
initialement proposé "Stratégie thérapeutique en matière de dents
incluses et ectopiques" impliquait une étude spécifique de chaque
type de dent permanente, maxillaire et mandibulaire (incisives,
canines, prémolaires, molaires), et une réflexion sur les dents
temporaires, les dents surnuméraires, les mésiodens. L'aspect
thérapeutique est étendu et s'oriente vers des procédures simples ou
complexes, faisant appel à des techniques chirurgicales,
orthopédiques, orthodontiques ou chirurgico-orthodontiques.
L'efficience de procédures préventives mérite également d'être
analysée avec attention.
Devant l'ampleur du thème et les
multiples controverses associées, le groupe de travail a décidé :
1. de s'intéresser en priorité
aux dents les plus fréquemment incluses, c'est-à-dire les
troisièmes molaires mandibulaires
ou dents de sagesse mandibulaires ;
2. de se limiter aux
indications et non-indications de l'avulsion
;
3. d'exclure le traitement des
complications infectieuses, tumorales ou générales liées aux
troisièmes molaires mandibulaires ;
4. d'exclure le traitement de
l'urgence associée aux troisièmes molaires mandibulaires ;
5. d'exclure les cas de réinclusion
;
6. d'exclure les indications
orthodontiques.
Le groupe de travail a proposé
l'intitulé : Indications et
non-indications de l'avulsion des troisièmes molaires mandibulaires.
Le groupe de travail a proposé que
d'autres groupes de travail abordent spécifiquement le cas des
troisièmes molaires maxillaires, des canines, des prémolaires, des
premières et deuxièmes molaires, et de toutes dents incluses ou
ectopiques.
L'argumentaire de ce travail a été
conçu selon une analyse de la littérature sélective. Les études dont
la méthodologie était correcte ont été analysées. En l'absence
d'articles satisfaisants, des études ont été présentées et résumées
en précisant les points faibles, les limites et les réserves qui
s'imposaient.
Chaque article a été analysé selon les
principes de la lecture critique de la littérature afin d'affecter à
chacun un niveau de preuve scientifique.
Les grades A, B et C ont été attribués
aux recommandations proposées, selon le niveau de preuve
scientifique figurant dans la classification proposée par l'ANDEM.
FORCE DES RECOMMANDATIONS
| Niveau de
preuve scientifique |
Grade des recommandations
|
I - Grands essais
comparatifs randomisés avec résultats indiscutables
- Méta-analyse
- Analyse de décision |
.
..;
A
|
| II - Petits essais
comparatifs randomisés et résultats incertains |
B
|
III. Essais
comparatifs non randomisés avec un groupe de sujets contrôlés
- Contrôles contemporains
- Suivi de cohorte
.
IV - Essais comparatifs non
randomisés avec groupe de sujets contrôles historiques
.-
Études cas-témoins
.
V - Pas de groupes de sujets
contrôles, séries de patients |
.
.
.
.
.C
|
En l'absence de précision, les
recommandations proposées correspondent à
un accord professionnel fort et/ou
s'appuient sur les conclusions de la Conférence de Consensus
du NIDR : "Removal of third molars"
(Extraction des troisièmes molaires) (1).
Parmi les 61 références retenues,
on trouve :
- Les conclusions d'une
Conférence de Consensus
du National Institutes of Dental Research, 1979 : "Removal of
third molars" (Extraction des troisièmes molaires) (1).
Indications et
non-indications de l'avulsion des troisièmes molaires
mandibulaires
Tableau 1.
Indications et non-indications de l'avulsion des troisièmes
molaires mandibulaires en position normale sur l'arcade dentaire
et avec un environnement parodontal satisfaisant. |
| . |
Sujet sain et coopérant
|
Conditions opératoires ne
permettant pas la réalisation d'un traitement correct ; sujet
non coopérant ; hygiène bucco-dentaire médiocre
|
Sujet à risque infectieux
général ou à distance
|
| Troisième
molaire mandibulaire en position normale sur l'arcade dentaire,
non pathologique et sans pathologie associée |
Non-indication
|
Non-indication
|
Non-indication
|
| Troisième
molaire mandibulaire cariée, non restaurable de manière durable |
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire ayant une pulpopathie ou l'une de ses
complications |
Traitement conservateur
souhaitable
|
Avulsion recommandée
|
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire, sans antagoniste, atteinte d'une
parodontopathie à un stade avancé |
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire associée à un trouble occlusal |
Meulage ou équilibration
occlusale en première intention
Avulsion envisageable en
deuxième intention, lorsqu'une relation est clairement établie
|
| Troisième
molaire mandibulaire en rapport avec un kyste ou une tumeur
bénigne |
Avulsion recommandée, associée à
un examen anatomo-pathologique systématique du kyste ou de la
tumeur bénigne
|
| Troisième
molaire mandibulaire en rapport avec une pathologie à caractère
supposé malin |
La décision d'avulsion doit être
prise en coordination avec l'équipe thérapeutique.
L'avulsion sera réalisée dans le
cadre du traitement global de la lésion
|
| Troisième
molaire mandibulaire en rapport avec une carie face distale de
la 2e
molaire adjacente, à l'origine d'un tassement alimentaire,
source de gêne et d'inconfort pour le patient |
Avulsion non systématique
L'indication d'avulsion
intervient après échec de traitements conservateurs et dépend
du pronostic de la deuxième molaire adjacente
|
| Troisième
molaire mandibulaire en rapport avec une perte osseuse face
distale de la 2e
molaire adjacente (poche parodontale de plus de 4 mm) |
Avulsion recommandée, après
échec de traitements conservateurs
|
| Troisième
molaire mandibulaire égressée ou non, gênant la réalisation
d'une prothèse au maxillaire |
Avulsion recommandée, après
échec de traitements conservateurs
|
Troubles
trophiques (pelade)
Troubles musculaires (spasme,
tic, torticolis)
Troubles sécrétoires
(sialorrhée, larmoiement)
Troubles vasculaires (érythème,
acouphène)
Troubles neurologiques (algie
inexpliquée, hypoesthésie, parésie) |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire et l'une
quelconque de ces manifestations
L'évocation de l'une de ces
manifestations ne peut, à elle seule, être à l'origine d'une
décision d'avulsion
L'indication d'avulsion ne
peut résulter que d'un diagnostic d'élimination
|
;
;
| Tableau 2.
Indications et
non-indications de l'avulsion des troisièmes molaires
mandibulaires incluses. |
| . |
Prothèse adjointe partielle
ou complète
|
Prothèse conjointe ayant une
2e
molaire comme pilier
|
Préparation à une
radiothérapie de la sphère cervico-faciale
|
Sujet à risque infectieux
général ou à distance
|
| Troisième
molaire mandibulaire incluse, intra-osseuse, non-pathologique,
et sans pathologie associée |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander une
avulsion
Surveillance recommandée si
conservation
|
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander une
avulsion
Surveillance recommandée si
conservation
|
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander une
avulsion
Tenir compte du délai entre
avulsion et radiothérapie
|
Avulsion non indiquée
|
| Troisième
molaire mandibulaire incluse recouverte de tissus mous |
Avulsion recommandée, si elle
est située dans une zone d'appui muqueux
|
Avulsion possible, si un contact
existe entre 2e
et 3e
molaires
Surveillance recommandée si
conservation
|
Avulsion recommandée
Tenir compte du délai entre
avulsion et radiothérapie
|
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire incluse associée à une résorption
radiculaire de la 2e
molaire adjacente |
Avulsion non systématique
L'indication d'avulsion dépend
du pronostic de la deuxième molaire adjacente et du potentiel
évolutif de la troisième molaire
|
| Troisième
molaire mandibulaire incluse en position mésio-angulaire ou
horizontale associée à une perte osseuse face distale de la 2emolaire |
Surveillance recommandée, si
conservation
Avulsion recommandée en cas de
résorption importante
Remarque : une perte osseuse
et une profondeur de poche peuvent être plus importantes après
qu'avant avulsion
|
| Troisième
molaire mandibulaire incluse cariée ou ayant une pulpopathie ou
l'une de ses complications |
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire incluse en rapport avec un kyste ou une
tumeur bénigne |
Avulsion recommandée, associée à
un examen anatomo-pathologique systématique du kyste ou de la
tumeur bégnine
|
| Troisième
molaire mandibulaire incluse en rapport avec une tumeur supposée
maligne |
La décision d'avulsion doit être
prise en coordination avec l'équipe thérapeutique
L'avulsion sera réalisée dans le
cadre du traitement global de la lésion
|
| Fracture
mandibulaire impliquant une troisième molaire mandibulaire
incluse |
L'indication d'avulsion dépend
du type de fracture et des modalités thérapeutiques envisagées
|
| Encombrement
dentaire de la région incisivo-canine mandibulaire |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander ou
contre-indiquer une avulsion
Aucune certitude n'existe entre
évolution d'une troisième molaire mandibulaire et encombrement
dentaire
L'avulsion est possible si une
relation est établie
|
| Trouble de
l'articulation temporo-mandibulaire |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire incluse et
l'existence d'un trouble de l'articulation
temporo-mandibulaire
Avulsion possible si une
relation est établie
|
| Préparation à
la chirurgie orthognathique |
L'indication d'avulsion dépend
de la décision thérapeutique globale
|
Troubles
trophiques (pelade)
Troubles musculaires (spasme,
tic, torticolis)
Troubles sécrétoires
(sialorrhée, larmoiement)
Troubles vasculaires (érythème,
acouphène)
Troubles neurologiques (algie
inexpliquée, hypoesthésie, parésie) |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire incluse et l'une
quelconque de ces manifestations
L'évocation de l'une de ces
manifestations ne peut, à elle seule, être à l'origine d'une
décision d'avulsion
L'indication d'avulsion ne
peut résulter que d'un diagnostic d'élimination
|
;
;
| Tableau 3.
Indications et
non-indications de l'avulsion des troisièmes molaires
mandibulaires retenues. |
| Troisième
molaire mandibulaire retenue, cariée, non restaurable de manière
durable, atteinte d'une pulpopathie ou de l'une de ses
complications |
.
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue, ayant une péricoronarite
récidivante réfractaire aux traitements conservateurs, ou une
péricoronarite compliquée |
.
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue, non pathologique et sans
pathologie associée, dont la couronne est en contact avec la
racine distale de la 2e
molaire |
.
L'indication d'avulsion dépend
du pronostic de la deuxième molaire mandibulaire
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue en position horizontale ou
mésio-angulaire (> 60°) et dont la couronne est en contact avec
la racine distale de la 2e
molaire |
.
Avulsion recommandée avant
l'achèvement de l'édification radiculaire
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue en position mésio-angulaire ou
horizontale associée à une perte osseuse face distale de la 2e
molaire |
.Avulsion
recommandée avant l'achèvement de l'édification radiculaire
Surveillance recommandée si
conservation
Avulsion envisagée si
développement d'une pathologie
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue associée à une résorption
radiculaire de la 2e
molaire adjacente |
.Avulsion
recommandée avant l'achèvement de l'édification radiculaire
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue en rapport avec un kyste ou une
tumeur bénigne |
.Avulsion
recommandée, associée à un examen anatomo-pathologique
systématique du kyste ou de la tumeur bénigne
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue en rapport avec une tumeur supposée
maligne |
La décision d'avulsion doit être
prise en coordination avec l'équipe thérapeutique
L'avulsion sera réalisée dans le
cadre du traitement global de la lésion
|
| Fracture
mandibulaire impliquant une troisième molaire mandibulaire
retenue |
L'indication d'avulsion dépend
du type de fracture et des modalités thérapeutiques envisagées
|
| Troisième
molaire mandibulaire retenue, non pathologique et sans
pathologie associée |
Conservation recommandée
Surveillance régulière
recommandée
Attente d'une évolution
pathologique pour envisager l'indication d'avulsion
Possibilité de transplantation
du germe
|
| Encombrement
dentaire de la région incisivo-canine mandibulaire |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander ou
contre-indiquer une avulsion
Aucune certitude n'existe entre
évolution d'une troisième molaire mandibulaire et encombrement
dentaire.
L'avulsion est possible si une
relation est établie
|
| Trouble de
l'articulation temporo-mandibulaire |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire retenue et
l'existence d'un trouble de l'articulation
temporo-mandibulaire
Avulsion possible si une
relation est établie
|
Troubles
trophiques (pelade)
Troubles musculaires (spasme,
tic, torticolis)
Troubles sécrétoires
(sialorrhée, larmoiement)
Troubles vasculaires (érythème,
acouphène)
Troubles neurologiques (algie
inexpliquée, hypoesthésie, parésie) |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire retenue et l'une
quelconque de ces manifestations
L'évocation de l'une de ces
manifestations ne peut, à elle seule, être à l'origine d'une
décision d'avulsion
L'indication d'avulsion ne
peut résulter que d'un diagnostic d'élimination
|
.;
;
| Tableau 4.
Indications et
non-indications des troisièmes molaires mandibulaires enclavées. |
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée, cariée, non restaurable de
manière durable, atteinte d'une pulpopathie ou de l'une de ses
complications |
.
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée, ayant une péricoronarite
récidivante réfractaire aux traitements conservateurs, ou une
péricoronarite compliquée |
.
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée en position horizontale ou
mésio-angulaire, et dont la couronne est en contact avec la
racine distale de la 2e
molaire |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander une
avulsion systématique
Avulsion recommandée si la
deuxième molaire est support de prothèse conjointe
Remarque : une perte osseuse
et une profondeur de poche en distal de la deuxième molaire
peuvent être plus importantes après qu'avant avulsion
|
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée en position mésio-angulaire ou
horizontale associée à une perte osseuse face distale de la 2e
molaire |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander une
avulsion
Surveillance recommandée si
conservation
Avulsion recommandée en cas de
perte osseuse importante (> 4 mm)
Remarque : une perte osseuse
et une profondeur de poche peuvent être plus importantes après
avulsion
|
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée associée à une résorption
radiculaire de la 2e
molaire adjacente |
Avulsion non systématique
L'indication d'avulsion dépend
du pronostic de la deuxième molaire adjacente et du potentiel
évolutif de la troisième molaire
|
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée en rapport avec un kyste ou une
tumeur bénigne |
Avulsion recommandée, associée à
un examen anatomo-pathologique systématique du kyste ou de la
tumeur bénigne
|
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée en rapport avec une tumeur
supposée maligne |
La décision d'avulsion doit être
prise en coordination avec l'équipe thérapeutique
L'avulsion sera réalisée dans le
cadre du traitement global de la lésion
|
| Fracture
mandibulaire impliquant une troisième molaire mandibulaire
enclavée |
L'indication d'avulsion dépend
du type de fracture et des modalités thérapeutiques envisagées
|
| Troisième
molaire mandibulaire enclavée, non pathologique et sans
pathologie associée |
Conservation recommandée
Surveillance régulière
recommandée
Attente d'une évolution
pathologique pour envisager l'indication d'avulsion
|
| Encombrement
dentaire de la région incisivo-canine mandibulaire |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander ou
contre-indiquer une avulsion
Aucune certitude n'existe entre
évolution d'une troisième molaire mandibulaire et encombrement
dentaire
L'avulsion est possible si une
relation est établie
|
| Trouble de
l'articulation temporo-mandibulaire |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire enclavée et
l'existence d'un trouble de l'articulation
temporo-mandibulaire
Avulsion possible si une
relation est établie
|
Troubles
trophiques (pelade)
Troubles musculaires (spasme,
tic, torticolis)
Troubles sécrétoires
(sialorrhée, larmoiement)
Troubles vasculaires (érythème,
acouphène)
Troubles neurologiques (algie
inexpliquée, hypoesthésie, parésie) |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire retenue et l'une
quelconque de ces manifestations
L'évocation de l'une de ces
manifestations ne peut, à elle seule, être à l'origine d'une
décision d'avulsion
L'indication d'avulsion ne
peut résulter que d'un diagnostic d'élimination
|
;
;
| Tableau 5.
Indications et non-indications de l'avulsion
des troisièmes molaires mandibulaires en désinclusion. |
| Troisième
molaire mandibulaire en désinclusion sans contact physiologique
avec une 2e
molaire adjacente et sans pathologie associée chez un patient
ayant une 2e
molaire comme pilier de prothèse conjointe |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander une
avulsion
Surveillance recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire en désinclusion sans contact physiologique
avec une 2e
molaire adjacente et sans pathologie associée chez un patient
porteur d'une prothèse partielle ou complète |
Surveillance recommandée
Avulsion recommandée si la
troisième molaire mandibulaire est située dans une zone
d'appui muqueux
|
| Troisième
molaire mandibulaire en désinclusion, siège de péricoronarite
récidivante réfractaire aux traitements conservateurs, ou d'une
péricoronarite compliquée |
.
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire en désinclusion, associée à une résorption
de la 2e
molaire adjacente |
.
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire en désinclusion cariée ou ayant une
pulpopathie ou l'une de ses complications |
.
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire en désinclusion en rapport avec un kyste ou
une tumeur bénigne |
Avulsion recommandée, associée à
un examen anatomo-pathologique systématique du kyste ou de la
tumeur bénigne
|
| Troisième
molaire mandibulaire en désinclusion en rapport avec une
pathologie à caractère supposé malin |
La décision d'avulsion doit être
prise en coordination avec l'équipe thérapeutique
L'avulsion sera réalisée dans le
cadre du traitement global de la lésion
|
| Fracture
mandibulaire impliquant une 3e
molaire mandibulaire en désinclusion |
L'indication d'avulsion dépend
du type de fracture et des modalités thérapeutiques envisagées
|
| Troisième
molaire mandibulaire dans le cadre de la préparation à une
radiothérapie cervico-faciale |
Avulsion recommandée
|
| Troisième
molaire mandibulaire chez un patient à risque infectieux général
ou à distance |
Avulsion recommandée
|
| Encombrement
dentaire de la région incisivo-canine mandibulaire |
Il n'existe pas en 1997 de
données scientifiquement établies pour recommander ou
contre-indiquer une avulsion
Aucune certitude n'existe entre
évolution d'une troisième molaire mandibulaire et encombrement
dentaire
L'avulsion est possible si une
relation est établie
|
| Trouble de
l'articulation temporo-mandibulaire |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire en désinclusion
et l'existence d'un trouble de l'articulation
temporo-mandibulaire
Avulsion possible si une
relation est établie
|
| Préparation à
la chirurgie orthognathique |
L'indication d'avulsion dépend
de la décision thérapeutique globale
|
Troubles
trophiques (pelade)
Troubles musculaires (spasme,
tic, torticolis)
Troubles sécrétoires
(sialorrhée, larmoiement)
Troubles vasculaires (érythème,
acouphène)
Troubles neurologiques (algie
inexpliquée, hypoesthésie, parésie) |
Il n'existe aucun argument
scientifique prouvant la relation de cause à effet entre la
présence d'une troisième molaire mandibulaire en désinclusion
et l'une quelconque de ces manifestations
L'évocation de l'une de ces
manifestations ne peut, à elle seule, être à l'origine d'une
décision d'avulsion
L'indication d'avulsion ne
peut résulter que d'un diagnostic d'élimination
|
- Deux analyses de décision,
à l'origine de quatre publications :
- Tulloch et coll. (2-4) ;
- Brickley et coll. (5).
- Deux revues de la
littérature, à l'origine
de quatre publications :
- Precious et coll. (6-8) ;
- Daley (9).
- 52 références jugées
intéressantes.
L'analyse de la littérature n'a pas
permis d'identifier des articles pour établir des recommandations
professionnelles incontestables. Une conférence de consensus (1) a
traité du thème. La méthode suivie n'a pas été clairement définie et
les conclusions étaient vagues et incomplètes. Les conclusions de la
conférence de consensus ont souligné les controverses et insisté sur
la nécessité de réaliser des études prospectives. Des critères
assurant une prise de décision utile, plus particulièrement pour les
dents asymptomatiques, devraient être proposés.
Des revues de la littérature ont
recherché de manière exhaustive les publications parues sur le thème
(6-9). Une telle démarche manque de sélectivité puisque ont été
prises en compte, au même titre, des études rétrospectives ou
prospectives, des séries de quelques cas cliniques ou l'observation
de cohortes de patients. Des différences dans les définitions de
l'inclusion et de l'enclavement, dans les critères de diagnostic
clinique ou radiologique ont rendu difficile, voire impossible, la
comparaison de résultats. Les revues de la littérature ont proposé
des opinions qui n'ont pas force de recommandations
professionnelles.
Les analyses de décision sont les
seules études sur lesquelles on puisse réellement s'appuyer (2-5).
Or, le cadre étudié, très spécifique, limite le champ des
recommandations aux cas cliniques particuliers.
Le but de l'argumentaire a été
de préparer le travail du groupe d'experts et du groupe de lecture.
Les objectifs principaux ont été la recherche d'une attitude
rationnelle lorsqu'il existait des incertitudes et l'obtention d'un
"accord professionnel fort" sur les indications et non-indications.
Ces bases sont utiles et indispensables à de futurs travaux. Le
clinicien sera aidé dans la prise de décision. |